La polémique autour d’une prétendue « farine mêlée à du papier » a pris une tournure judiciaire. Le parquet général près la Cour d’appel de Rabat a ordonné l’ouverture d’une enquête pour vérifier la véracité des allégations évoquées sous la coupole parlementaire.
L’affaire, révélée à la suite des déclarations d’Ahmed Touizi, président du groupe parlementaire du Parti authenticité et modernité (PAM) à la Chambre des représentants, agite la scène publique. L’élu a affirmé que certaines entreprises auraient incorporé du papier broyé à la farine subventionnée, distribuée aux ménages les plus modestes.
Estimant qu’un tel produit serait impropre à la consommation, le député a appelé l’exécutif à prendre la question au sérieux et à renforcer les contrôles sur les circuits d’approvisionnement.
Ces accusations, qui ont suscité une vive réaction sur les réseaux sociaux et dans l’opinion, ont poussé le ministère public à s’autosaisir du dossier. L’enquête devra déterminer la réalité des faits et évaluer d’éventuelles atteintes à la santé publique ou à l’intégrité du système de subventions.


