La Coupe du monde 2026 a déjà généré plus de 2,1 milliards de dollars de retombées économiques pour l’État de New York à travers les cinq premiers matchs disputés au New York/New Jersey Stadium, selon un premier bilan communiqué par la gouverneure Kathy Hochul. L’événement sportif a également rapporté 228 millions de dollars de recettes fiscales à l’État et aux collectivités locales.
Les chiffres devraient encore progresser avec la prise en compte des trois rencontres à élimination directe organisées dans la région. Au total, le stade situé dans le New Jersey, rebaptisé New York/New Jersey Stadium pendant la compétition, a accueilli huit matchs de la Coupe du monde 2026 devant plus de 560 000 spectateurs. Les rencontres se sont toutes jouées à guichets fermés, confirmant l’attrait du tournoi auprès du public local et des visiteurs venus de l’extérieur.
Selon les premières estimations communiquées par les autorités, les cinq matchs de la phase de groupes ont généré environ 1,2 milliard de dollars de dépenses directes. En prenant en compte les effets indirects et induits sur l’activité économique, l’impact total atteint 2,1 milliards de dollars. Ces résultats pourraient donc être revus à la hausse une fois l’ensemble des données liées aux huit matchs analysé.
L’hôtellerie new-yorkaise a également largement profité de l’affluence liée à la Coupe du monde. Entre le 8 juin et le 4 juillet, les établissements de la ville ont enregistré 1,07 milliard de dollars de recettes provenant des chambres, soit une progression de 20,6 % par rapport à la même période de 2025. L’arrivée massive de supporters a également bénéficié aux hôtels situés dans d’autres zones de l’État de New York ainsi qu’au New Jersey.
La compétition a par ailleurs entraîné une forte demande en matière de transports. Près de 120 000 billets de navette à tarif réduit ont été vendus pour assurer les déplacements des spectateurs vers le stade. Les mesures de mobilité mises en place pendant le tournoi ont également contribué à limiter les perturbations dans la région métropolitaine. À Manhattan, les temps de trajet dans le centre-ville ont ainsi été inférieurs de 23 % à la moyenne habituelle, selon les autorités.
Au-delà des retombées directement liées aux matchs, l’État de New York a cherché à diffuser les bénéfices de la Coupe du monde dans plusieurs territoires. Le programme « Welcome World », lancé en mai par le comité d’organisation, a notamment favorisé près de 10 000 visites dans plus de 1 000 petites entreprises, institutions culturelles et événements communautaires à New York et au New Jersey.

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La stratégie mise en place par les autorités reposait également sur la promotion touristique, l’organisation d’événements locaux, le soutien aux initiatives régionales et l’amélioration de l’accessibilité. L’objectif était de faire de la Coupe du monde un levier économique dépassant le seul cadre des rencontres disputées au stade.
Kathy Hochul a enfin annoncé un investissement de 5 millions de dollars consacré à la création et à l’aménagement de terrains de football ainsi qu’au financement de programmes destinés aux jeunes. Une manière pour l’État de chercher à inscrire l’héritage du Mondial 2026 dans la durée, au-delà des retombées économiques immédiates générées par la compétition.

