La Coupe du monde des clubs 2025, qui se déroulera du 14 juin au 13 juillet aux États-Unis, réserve des récompenses exceptionnelles pour les équipes participantes. Le club qui remportera la compétition recevra une prime maximale de 125 millions de dollars (environ 115 millions d’euros), selon les informations révélées par la FIFA dans un communiqué publié mercredi. Ce montant représente une prime combinée, incluant les primes de performance et de participation, et marque un tournant dans l’histoire de la compétition.
Une dotation globale record de 1 milliard de dollars
La FIFA a déjà annoncé en mars dernier une dotation globale de 1 milliard de dollars (925 millions d’euros) pour cette édition 2025 du Mondial des clubs, nouvelle formule qui implique désormais 32 équipes au lieu de 7 comme auparavant. Cette somme se divise en deux catégories distinctes : 475 millions de dollars seront attribués en fonction des performances des équipes tout au long du tournoi, tandis que 525 millions de dollars serviront à récompenser la participation des clubs.
L’ajout de la phase de groupes et la multiplication des matchs ont permis de gonfler la récompense pour chaque équipe, avec des primes variables selon la progression dans la compétition. Le champion pourra donc percevoir jusqu’à 125 millions de dollars, une somme qui fait de ce Mondial des clubs l’une des compétitions les mieux dotées au monde.
Des primes de participation Très disparates selon les zones
L’une des principales nouveautés de ce Mondial des clubs concerne la répartition des primes de participation. Les clubs européens, en particulier, récolteront les sommes les plus élevées. En fonction des critères sportifs et commerciaux, les équipes du Vieux Continent toucheront entre 12,81 et 38,19 millions de dollars (environ 11,8 à 35,4 millions d’euros). Les clubs sud-américains bénéficieront quant à eux d’une prime de 15,21 millions de dollars (14 millions d’euros).
Les équipes des autres continents se verront attribuer des primes moins élevées, bien que considérables. Les clubs d’Amérique du Nord, de la Caraïbe, d’Asie et d’Afrique toucheront une prime de 9,55 millions de dollars (environ 8,85 millions d’euros), tandis qu’Auckland City, le représentant de l’Océanie, recevra 3,58 millions de dollars (3,3 millions d’euros).
Un modèle de distribution salué par Gianni Infantino
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a salué cette nouvelle répartition des fonds, la qualifiant de « plus grosse dotation jamais attribuée à une compétition comprenant une phase de groupes et une phase à élimination directe ». Infantino a également souligné que l’ensemble des recettes générées par la compétition sera redistribué au football de clubs à travers le monde, dans le cadre d’un programme de solidarité sans précédent d’un montant total de 250 millions de dollars (231 millions d’euros).
« Toutes les recettes de cette épreuve seront réinjectées dans le développement du football au niveau mondial, au profit des clubs et des jeunes joueurs de toutes les régions », a précisé le président de la FIFA.
Un mondial des clubs plus grand que jamais
Pour la première fois dans l’histoire de la compétition, 32 clubs participeront à ce tournoi. Ils seront répartis en huit groupes de quatre, les deux meilleures équipes de chaque groupe se qualifiant pour les huitièmes de finale. Ce nouveau format marque une évolution significative de la Coupe du monde des clubs, avec un nombre d’équipes bien plus élevé que les éditions précédentes.
Le Maroc sera représenté par le Wydad Athletic Club (WAC), seul représentant national parmi les équipes africaines. Le WAC a été tiré dans le groupe G, où il affrontera Manchester City, la Juventus et Al Ain. Les deux premières équipes de chaque groupe accéderont aux huitièmes de finale.
Les controverses autour du calendrier
Le Mondial des clubs arrive dans un contexte où la FIFA fait face à de plus en plus de critiques concernant l’intensification du calendrier des compétitions. Le Syndicat mondial des joueurs (FIFPro) et l’Association européenne des ligues ont déposé une plainte auprès de la Commission européenne en octobre 2024, accusant la FIFA de surcharger les calendriers au détriment de la santé des joueurs.
Malgré ces critiques, les clubs européens semblent largement soutenir l’organisation de cette nouvelle édition, notamment grâce aux retombées économiques significatives que génère la compétition. Des personnalités influentes, comme Nasser Al-Khelaïfi, président de l’ECA (Association des clubs européens), ont exprimé leur enthousiasme à l’idée de participer à un événement aussi lucratif.
Le Mondial des clubs 2025 promet d’être une compétition d’envergure, avec des primes historiques et un nouveau format qui en fait un événement incontournable du football mondial. Alors que les clubs du monde entier s’affronteront sur le sol américain, l’enjeu financier est plus élevé que jamais, et les équipes chercheront à décrocher la prestigieuse récompense de 125 millions de dollars.

