Alors que les États-Unis traversent leur plus longue paralysie budgétaire de l’histoire, le président Donald Trump a appelé, lundi, les contrôleurs aériens à reprendre « immédiatement » leurs fonctions, menaçant de réduire leur salaire en cas de refus. Sur sa plateforme Truth Social, il a également promis une prime de 10.000 dollars aux agents restés en poste tout au long du shutdown, qualifiant ces derniers de « patriotes ».
Depuis le 1er octobre, plus de 60.000 contrôleurs aériens et agents de sécurité des transports subissent directement les effets de cette paralysie gouvernementale. Nombre d’entre eux ont choisi de ne pas se présenter à leur poste face à plusieurs semaines de travail sans rémunération, provoquant des retards massifs, des annulations de vols et un ralentissement général du trafic aérien.
Pour limiter l’impact sur les vols, l’Administration fédérale de l’aviation (FAA) a demandé aux compagnies aériennes de réduire progressivement le trafic dans 40 grands aéroports américains, jusqu’à atteindre une baisse cumulée de 10 %.
Un tournant politique est cependant intervenu dimanche soir. Le Sénat a approuvé par 60 voix contre 40 un accord budgétaire destiné à mettre fin à cette crise prolongée. Cet accord, rendu possible grâce à la dissidence de quelques sénateurs démocrates, permettra d’amender un projet de loi de la Chambre des représentants pour inclure le financement de certaines dépenses fédérales clés et une résolution continue garantissant le fonctionnement du gouvernement jusqu’au 30 janvier 2026.
Cette avancée pourrait marquer la fin d’un shutdown qui a perturbé la vie de millions d’Américains et fragilisé le secteur aérien national. Les yeux restent désormais tournés vers l’application concrète de ce nouvel accord et la reprise effective du travail par les contrôleurs aériens.

