Une ressortissante britannique de 59 ans a perdu la vie après avoir contracté la rage, plusieurs mois après avoir été légèrement blessée par un chiot errant durant un voyage au Maroc. L’incident, survenu en février dernier, avait été jugé sans gravité par la victime, qui n’avait pas consulté de médecin à son retour au Royaume-Uni rapporte The Guardian.
Ce n’est qu’après plusieurs mois d’incubation que les premiers symptômes sont apparus. Selon ses proches, elle a d’abord ressenti de violents maux de tête, avant que son état de santé ne se dégrade rapidement : perte de la parole, troubles moteurs, difficultés à avaler et insomnies sévères. Transportée d’urgence à l’hôpital de Barnsley, elle a été transférée au Royal Hallamshire Hospital de Sheffield, où le diagnostic de rage a été confirmé. Elle y est décédée le 11 juin.
Sur les réseaux sociaux, sa fille Robyn Thomson a exprimé la douleur de la famille et lancé un appel à la prudence : « On ne pense jamais que cela peut nous arriver. Il faut prendre très au sérieux les morsures et griffures d’animaux, même minimes. Faites vacciner vos animaux, et parlez-en autour de vous. »
De son côté, l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a indiqué que le risque de transmission au public est inexistant, la rage ne se propageant pas d’une personne à une autre. Par précaution, les proches et les membres du personnel médical ayant été en contact avec la patiente ont été examinés et, si besoin, ont reçu un traitement prophylactique.
Ce drame met en lumière l’importance de la prévention lors de voyages en zones où la rage animale demeure présente, et rappelle que toute blessure infligée par un animal doit faire l’objet d’une évaluation médicale immédiate.


