Réunis à Lomé, les travaux de la Convention et Exposition africaines du transport aérien 2026 (AFCAC Expo 2026) ont mis en lumière la volonté du Maroc de consolider son rôle dans l’intégration aérienne du continent. Le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a réaffirmé que le Royaume, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, poursuit une stratégie continue en faveur de la connectivité aérienne africaine et de la libéralisation du ciel continental.
En marge de cet événement organisé dans la capitale togolaise, Lomé, le ministre a insisté sur l’engagement du Maroc dans la mise en œuvre du Marché Unique du Transport Aérien Africain (MUTAA), une initiative portée par l’Union Africaine depuis 2018. Ce projet vise à ouvrir progressivement les espaces aériens africains afin de faciliter la circulation des compagnies et de réduire les barrières structurelles qui freinent encore le développement du secteur.
Le Maroc, a-t-il souligné, s’inscrit pleinement dans cette dynamique avec une politique de desserte aérienne renforcée. Depuis son hub de Casablanca, le Royaume assure des vols réguliers vers 32 capitales africaines, un réseau appelé à s’étendre dans le cadre du MUTAA. Cette stratégie s’appuie notamment sur le développement de la flotte de Royal Air Maroc, appelée à passer de 70 appareils actuellement à environ 200 avions à l’horizon 2037, avec une attention particulière portée au transport de passagers et au fret aérien.
Abdessamad Kayouh a également évoqué les échanges menés avec plusieurs responsables africains en marge de la conférence, portant sur les conditions d’ouverture progressive de l’espace aérien africain. Selon lui, le Maroc est aujourd’hui reconnu comme un acteur central du transport aérien sur le continent, une position qui s’explique par son réseau, ses infrastructures et sa stratégie de partenariat avec les pays africains.
L’AFCAC Expo 2026, placée sous l’égide de la Commission africaine de l’aviation civile, a réuni à Lomé ministres, régulateurs, compagnies aériennes, investisseurs et experts du secteur. Placée sous le thème de la connectivité et du développement durable du transport aérien africain, la rencontre a permis d’aborder plusieurs chantiers structurants, notamment la réduction du coût des billets, le renforcement de la compétitivité des compagnies africaines, la modernisation des infrastructures et l’accélération de la transformation numérique du secteur.
Les discussions ont également porté sur la nécessité de renforcer les partenariats d’investissement afin d’accompagner la montée en puissance du trafic aérien africain, dans un contexte où la demande de mobilité intercontinentale et intra-africaine continue de croître.
En clôture des échanges, les participants ont esquissé les grandes lignes d’une feuille de route destinée à accélérer la mise en œuvre du marché unique du transport aérien en Afrique, avec pour ambition de rapprocher davantage les économies et les populations du continent.


