Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a franchi une étape décisive dans la mise en place du premier registre national des certificats d’origine de l’électricité renouvelable au Maroc. À l’issue de l’appel à manifestations d’intérêt lancé le 1er avril 2026, plus de 15 candidatures ont été enregistrées auprès du département, confirmant l’intérêt soutenu des acteurs nationaux et internationaux pour ce futur marché structurant.
Ce dispositif de certificats d’origine de l’électricité renouvelable vise à instaurer un cadre fiable de traçabilité de l’énergie verte produite au Maroc. Il doit permettre de garantir l’authenticité de l’électricité issue des sources renouvelables, tout en renforçant la transparence du système énergétique national. Les autorités entendent également en faire un levier de crédibilité pour les producteurs marocains sur les marchés internationaux, où la demande en énergie décarbonée ne cesse de croître.
Les candidatures reçues proviennent d’un large éventail d’acteurs spécialisés, incluant des opérateurs de marchés de certificats, des fournisseurs de plateformes de registre, des développeurs de solutions informatiques, ainsi que des bureaux d’ingénierie et de conseil. Cette diversité traduit l’émergence d’un écosystème technique et financier autour de la certification énergétique, appelé à structurer durablement le secteur électrique national.
Les dossiers seront examinés par un comité dédié, chargé d’évaluer les propositions selon des critères techniques, financiers et opérationnels. L’objectif est de retenir le modèle le plus adapté aux spécificités du contexte marocain, en tenant compte des exigences de fiabilité, de gouvernance et d’interopérabilité avec les standards internationaux.
À l’issue de cette phase de sélection, un appel d’offres formel sera lancé pour la mise en œuvre du projet, étape clé dans la concrétisation du registre national des certificats d’origine de l’électricité renouvelable. Ce mécanisme s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par le Maroc pour accélérer la transition énergétique et consolider sa position dans les filières vertes.

