Le ministère de l’Économie et des Finances a publié, dans sa Note de Conjoncture du mois d’août 2025, une analyse qui met en évidence la bonne orientation de l’économie nationale, en dépit d’un environnement international marqué par le ralentissement.
Selon les dernières prévisions du FMI, la croissance du PIB mondial devrait reculer à 3 % en 2025, contre 3,3 % en 2024. Sur le plan monétaire, l’euro s’est apprécié face au dollar, atteignant 1,17 dollar le 25 août, soit une hausse de 12,6 % depuis janvier. Les marchés énergétiques, eux, connaissent un repli avec un baril de Brent à 68 dollars fin août, en baisse de 15 % par rapport à juin et de 14 % sur un an.
Agriculture et industrie en progression
Au niveau national, la valeur ajoutée agricole a progressé de 4,5 % au premier trimestre 2025, portée par une campagne céréalière en hausse de 41 %. Le secteur secondaire a également maintenu sa dynamique, avec une croissance de 3,4 % de la valeur ajoutée manufacturière, un taux d’utilisation des capacités de production élevé (77,8 %) et une forte progression de la production de phosphate brut (+15,1 % à fin juin). L’énergie électrique a crû de 6,1 % et les ventes de ciment de 11 % à fin juillet.
Tourisme, transport et télécommunications en pleine expansion
Le secteur tertiaire a poursuivi sa relance. Les arrivées touristiques ont bondi de 16 % à fin juillet, les nuitées de 13 % et les recettes voyages de 9,6 % à fin juin. Le transport, stimulé par une hausse de 11,6 % du trafic portuaire global, a confirmé sa reprise, tandis que les télécommunications ont affiché une progression des parcs mobile (+3,9 %) et internet (+4,1 %).
Consommation et investissement portés par la confiance
La consommation des ménages est restée soutenue grâce à l’inflation maîtrisée (+0,5 % en juillet), à l’augmentation des crédits à la consommation (+2,8 % à fin juin), aux transferts des Marocains résidant à l’étranger (55,9 milliards de dirhams à fin juin) et à la création de 132 000 emplois rémunérés au deuxième trimestre 2025.
Côté investissement, les grands projets structurants et la hausse des dépenses d’équipement de l’État (+6,2 %, atteignant 60,8 milliards de dirhams à fin juillet) ont consolidé la dynamique. Les flux d’IDE se sont envolés de 28 % à fin juin, accompagnés d’une forte progression des crédits à l’équipement (+20,5 %) et des importations de biens d’équipement (+14,9 %).
Déficit commercial en aggravation
En revanche, le déficit commercial s’est creusé de 18,4 % à fin juin. Le taux de couverture des importations par les exportations a reculé de 3,3 points pour s’établir à 59,3 %, conséquence d’une croissance des importations (+8,9 %) plus rapide que celle des exportations (+3,1 %).


