Les chefs d’entreprise des services marchands non financiers affichent un regain d’optimisme pour le deuxième trimestre 2026. Selon les dernières enquêtes de conjoncture publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), 46% des patrons du secteur anticipent une hausse de l’activité, tandis que 15% prévoient un recul.
Cette dynamique attendue repose principalement sur les bonnes perspectives dans plusieurs branches liées au transport et au tourisme. Les activités de transport aérien, d’entreposage et de services auxiliaires des transports figurent parmi les moteurs de cette progression annoncée, aux côtés des transports terrestres et de l’hébergement. À l’inverse, les activités de programmation et diffusion ainsi que les services postaux et de courrier devraient enregistrer une baisse.
Les prévisions des entreprises traduisent également une certaine stabilité de la demande. Près de la moitié des dirigeants interrogés, soit 49%, s’attendent à un maintien du niveau actuel, alors que 40% anticipent une augmentation. Sur le plan de l’emploi, les perspectives restent prudentes : 59% des chefs d’entreprise tablent sur une stabilité des effectifs et 26% envisagent des recrutements supplémentaires.
Ces anticipations interviennent après un premier trimestre 2026 plus contrasté pour les services marchands non financiers. D’après le HCP, la moitié des patrons interrogés ont fait état d’une baisse de l’activité, contre 24% ayant observé une progression. Le recul enregistré au début de l’année s’explique notamment par les contre-performances des télécommunications et du transport aérien. En parallèle, certaines branches ont toutefois réussi à maintenir une trajectoire positive, notamment les services d’entreposage et les transports par voie maritime.
Le taux d’utilisation des capacités de prestation du secteur s’est établi à 74%, signe d’une activité encore modérée malgré les perspectives d’amélioration. Les carnets de commandes restent, pour leur part, jugés normaux par 86% des entreprises interrogées.
Le commerce de gros affiche de son côté des perspectives plus stables pour le deuxième trimestre 2026. Selon l’enquête du HCP, 67% des grossistes prévoient une stabilité du volume global des ventes, tandis que 23% s’attendent à une hausse.
Cette évolution devrait être portée par plusieurs segments, notamment les autres commerces de gros spécialisés, le commerce de produits agricoles bruts et d’animaux vivants ainsi que celui des produits alimentaires, boissons et tabac. Les commandes devraient se maintenir à un niveau normal pour 81% des opérateurs, alors que l’emploi devrait rester stable selon une proportion identique.
Au premier trimestre 2026, le marché du commerce de gros avait déjà montré des signes de résistance. Les ventes sur le marché local ont été jugées stables par 59% des grossistes et en hausse par 22%. Les secteurs des produits alimentaires, des équipements industriels et des produits agricoles ont notamment soutenu cette évolution. En revanche, les activités liées aux équipements informatiques et de communication ainsi qu’aux autres commerces de gros spécialisés ont connu un repli.
Les stocks de marchandises ont été considérés comme normaux par 75% des professionnels interrogés. Quant aux prix de vente, ils sont restés stables selon 54% des entreprises, tandis que 42% ont constaté une hausse.
À travers ces nouvelles enquêtes de conjoncture, le HCP met en lumière une économie marocaine portée par des secteurs de services et de logistique qui cherchent à retrouver un rythme plus soutenu, dans un contexte où les entreprises restent attentives à l’évolution de la demande et des coûts.


