Le partenariat entre le Maroc et les États-Unis s’inscrit dans une dynamique historique et stratégique, portée par une volonté commune de consolider la stabilité internationale et de promouvoir une croissance partagée. À Rabat, à l’occasion de la célébration de la Fête nationale américaine organisée au site du Chellah, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, et l’ambassadeur des États-Unis au Maroc, Richard Duke Buchan III, ont réaffirmé la solidité d’une relation bilatérale qualifiée d’exceptionnelle et tournée vers l’avenir.
Dans son intervention, Leïla Benali a souligné que les relations maroco-américaines ne se limitent pas à un simple dialogue diplomatique, mais reposent sur une ambition structurée : celle de bâtir des chaînes de valeur mondiales plus résilientes, capables de répondre aux mutations économiques et énergétiques actuelles. Elle a insisté sur la convergence des intérêts entre Rabat et Washington, notamment dans les domaines de la transition énergétique, de la sécurité économique et du développement durable, en appelant les entreprises américaines à s’impliquer davantage dans les opportunités offertes par le Maroc, y compris dans ses provinces du Sud.
La ministre a également rappelé la profondeur historique de ce partenariat, le Royaume du Maroc ayant été le premier pays à reconnaître l’indépendance des États-Unis en 1777, un geste fondateur qui continue de structurer une relation diplomatique parmi les plus anciennes de la diplomatie américaine. Aujourd’hui, cette alliance s’appuie sur un cadre institutionnel dense, marqué par un dialogue politique régulier, une coopération sécuritaire renforcée, des échanges économiques structurés et une collaboration élargie dans les domaines scientifique et culturel.
De son côté, l’ambassadeur américain Richard Duke Buchan III a mis en avant le rôle du Maroc comme “pilier de stabilité” dans une région en constante recomposition. Il a qualifié le Royaume d’allié le plus fiable des États-Unis dans la région, saluant la Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui, selon lui, a permis de consolider un modèle de stabilité et d’ouverture. Il a rappelé que cette relation s’appuie sur une confiance mutuelle de longue date, renforcée par des projets concrets et une coopération opérationnelle continue.
Le diplomate américain a également réaffirmé le soutien des États-Unis à la proposition marocaine d’autonomie concernant le Sahara, la présentant comme une base sérieuse et crédible pour parvenir à une solution durable. Il a mis en avant les perspectives économiques de la région, estimant qu’elles offrent des opportunités importantes pour les investissements américains dans plusieurs secteurs.
Dans son allocution, Richard Duke Buchan III a évoqué plusieurs symboles forts du partenariat bilatéral, notamment l’inauguration du nouveau consulat américain à Casablanca, la tenue régulière de l’exercice militaire conjoint “African Lion”, ainsi que la préservation de la Légation américaine à Tanger, considérée comme la plus ancienne propriété diplomatique des États-Unis à l’étranger.
Alors que les deux pays se préparent à célébrer le 250e anniversaire de l’indépendance américaine, les responsables des deux rives ont insisté sur la continuité d’une relation appelée à se renforcer davantage, portée par une coopération stratégique qui s’étend désormais bien au-delà des cadres traditionnels, pour embrasser les enjeux économiques, énergétiques et sécuritaires du futur.


