Le marché de gros des fruits et légumes de Casablanca a publié, ce Mercredi, sa grille actualisée des prix, offrant un instantané précieux de l’évolution des denrées de base au Maroc. Si certaines catégories affichent une relative stabilité, d’autres connaissent des hausses notables, révélatrices d’une dynamique saisonnière et logistique toujours fluctuante.
Légumes : les courgettes au sommet, les choux au plus bas
Dans les allées du marché de gros, les courgettes s’imposent cette semaine comme les légumes les plus onéreux, oscillant entre 6 et 10 dirhams le kilogramme. Elles devancent la courge (2,50 à 7 DH/kg) et les pommes de terre, désormais stabilisées autour de 3 à 5 DH/kg.
Les tomates, produit phare des ménages, se négocient entre 2 et 4,50 dirhams, marquant une légère détente après plusieurs semaines de tension sur les prix. À l’inverse, les oignons frais (1,80 à 2,80 DH/kg) et les aubergines (1,50 à 3 DH/kg) confirment leur statut de produits les plus accessibles du moment
Fruits : l’avocat et la pomme importée dominent le haut du panier
Côté fruits, la hiérarchie des prix s’étire du simple au quadruple. L’avocat reste incontestablement la denrée la plus chère du marché, avec des tarifs allant de 15 à 22 dirhams le kilo, suivi par la pomme importée, dont le prix oscille entre 12 et 22 DH/kg.
Les bananes locales demeurent relativement abordables (7 à 10,50 DH/kg), tandis que les citrus – oranges et clémentines – se maintiennent dans une fourchette comprise entre 3 et 5,50 DH/kg. Une stabilité bienvenue en cette période où la demande en jus et fruits pressés s’intensifie
Viandes rouges : des prix élevés mais constants
Aux abattoirs de Casablanca, les tarifs de gros des viandes rouges restent inchangés. Le bovin s’établit entre 72 et 95 dirhams le kilogramme, tandis que l’ovin varie de 85 à 110 dirhams, selon la qualité du produit. Ces niveaux, relativement stables, confirment la tendance haussière observée depuis le Ramadan, période traditionnellement marquée par une forte consommation
Analyse : entre saisonnalité et contraintes logistiques
Les données publiées laissent apparaître une structure de marché toujours sensible aux aléas de la production et de la distribution. Les fruits importés subissent les effets du transport maritime et des fluctuations monétaires, alors que certains légumes locaux profitent d’une offre abondante.
En toile de fond, les observateurs soulignent une relative normalisation après les tensions tarifaires enregistrées au début de l’année, même si la vigilance reste de mise à l’approche de l’été, période où la demande en produits frais s’intensifie.


