Le transport aérien poursuit sa progression au Maroc en 2026. À fin avril, les aéroports du Royaume ont accueilli plus de 12,3 millions de voyageurs, soit une hausse de 9,7 % par rapport à la même période de 2025, selon les dernières données publiées par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Cette dynamique s’accompagne également d’une croissance du fret aérien et d’une activité portuaire globalement orientée à la hausse.
Le trafic international demeure le principal moteur de cette évolution avec une progression de 9,5 %, tandis que les déplacements sur les lignes domestiques affichent une augmentation encore plus soutenue de 11,1 %. Cette tendance confirme la bonne tenue du secteur aérien marocain, portée par une demande toujours élevée sur plusieurs marchés stratégiques.
Les liaisons avec l’Europe continuent de concentrer une part importante des flux de passagers, enregistrant une hausse de 9,6 %. Les échanges avec le continent africain affichent une progression de 19,6 %, alors que le trafic cumulé avec l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud bondit de 23,9 %. Les dessertes reliant le Maroc aux pays du Maghreb poursuivent également leur développement avec une croissance de 13,7 %.
À l’inverse, le trafic vers le Moyen et l’Extrême-Orient recule de 4,6 %. Cette baisse s’explique par les tensions géopolitiques qui affectent actuellement cette région, avec un repli particulièrement marqué au cours du seul mois d’avril, où le nombre de voyageurs a chuté de 37,5 %.
Le transport aérien de marchandises conserve lui aussi une trajectoire favorable. À fin avril, le fret aérien progresse de 11,8 %, confirmant la vitalité des échanges commerciaux transitant par les plateformes aéroportuaires marocaines, même si ce rythme reste légèrement inférieur à celui enregistré un an auparavant.
La croissance ne se limite pas au secteur aérien. Les ports marocains ont traité 63,3 millions de tonnes de marchandises à fin mars 2026, en hausse de 4,3 % sur un an. Cette évolution est principalement soutenue par l’augmentation des importations (+10,7 %) ainsi que par le soutage des hydrocarbures (+4,3 %). En revanche, les exportations reculent de 1,9 % et le trafic de cabotage enregistre une baisse plus marquée de 30 %.
Les principaux trafics stratégiques affichent des résultats contrastés. Les volumes de céréales progressent de 33,7 %, les hydrocarbures importés de 16,9 %, le charbon de 17 %, tandis que les phosphates et leurs dérivés gagnent 2,8 %. Les importations de voitures neuves poursuivent également leur hausse avec une progression de 8,2 %. À l’opposé, le trafic des conteneurs diminue de 1,9 % et le transport international routier recule de 5,8 %, représentant 147.535 unités traitées durant les trois premiers mois de l’année.
Du côté du transport maritime de voyageurs, les ports nationaux ont accueilli 718.720 passagers à fin mars. Ce résultat reste quasiment stable par rapport à l’an dernier, avec un léger recul de 0,8 %.
Ces indicateurs traduisent la solidité des activités de transport au Maroc en ce début d’année 2026. Si certaines liaisons internationales demeurent pénalisées par le contexte géopolitique, la progression du trafic aérien, du fret et des échanges portuaires confirme la résilience des infrastructures de transport et la poursuite de leur montée en puissance.


