Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le 22e Salon “Maroc in Mode” a ouvert ses portes ce mercredi à Casablanca, rassemblant professionnels, investisseurs et créateurs venus des quatre coins du monde. Véritable vitrine du textile marocain, cet événement, organisé par l’AMITH en partenariat avec CEMS, met à l’honneur les innovations, les nouvelles technologies et le savoir-faire national autour du thème évocateur : “Morocco, the Smart Hub for Global Textile”.
Dès les premières heures, le salon a confirmé son rôle stratégique dans la relance d’un secteur qui pèse lourd dans l’économie nationale. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a rappelé que le textile constitue “l’un des principaux pourvoyeurs d’emploi du Royaume”, générant 230 000 postes directs et un chiffre d’affaires de 63 milliards de dirhams, dont 43 milliards à l’exportation. Classé troisième secteur exportateur du pays, il s’impose comme un pilier de la souveraineté industrielle marocaine.
Pour Ryad Mezzour, cette dynamique s’inscrit dans une transition vers une nouvelle ère industrielle “placée sous le signe de la souveraineté et de la décarbonation”, en droite ligne des Orientations Royales. Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la valeur ajoutée locale, d’accélérer la transition écologique et de multiplier les opportunités d’emploi, dans un contexte où le Maroc ambitionne de devenir un acteur textile régional de référence.
Sur le plan commercial, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a mis en avant la volonté du gouvernement de donner un nouvel élan au textile marocain à travers le contrat-programme 2025-2027, qui vise à accroître le nombre d’entreprises exportatrices et à renforcer leur compétitivité. Il a également souligné l’importance d’une présence accrue sur les marchés internationaux, notamment par la participation aux salons étrangers et aux missions commerciales, leviers essentiels pour positionner le Maroc comme hub textile africain et euro-méditerranéen.
Le secrétaire d’État chargé de l’Emploi, Hicham Sabiry, a, quant à lui, insisté sur la dimension sociale du secteur. Fortement créateur d’emplois, le textile doit, selon lui, conjuguer performance et conditions de travail décentes. Il a annoncé la mise en place d’un programme conjoint avec l’AMITH pour aboutir à la signature de conventions collectives destinées à améliorer la protection des salariés et à promouvoir un climat social apaisé et concerté.
Avec plus de 200 exposants marocains et étrangers issus de 22 pays, le salon “Maroc in Mode 2025” confirme le rôle de Casablanca comme carrefour stratégique entre l’Europe, l’Afrique et l’Asie. Les grands acheteurs internationaux sont présents pour explorer les capacités de production locales et sceller de nouveaux partenariats. L’événement se déploie à travers six pôles dédiés à toute la chaîne de valeur : fabrication, marques et design marocains, tissus et matières premières, innovation et machinerie, produits chimiques et finitions, ainsi qu’accessoires et fournitures.
Cette édition met également en avant le “Made in Morocco” et les initiatives écoresponsables. La recyclabilité de l’eau industrielle, la valorisation des déchets textiles et l’adoption de fibres durables figurent parmi les thématiques phares, illustrant l’engagement du Royaume pour une industrie textile moderne, compétitive et respectueuse de l’environnement.
La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs figures économiques et institutionnelles, dont Abdellatif Maâzouz, président de la région Casablanca-Settat, Ali Seddiki, directeur général de l’AMDIE, et Mehdi Tazi, vice-président général de la CGEM. Ensemble, ils ont salué la montée en puissance d’un secteur qui, au-delà de la performance économique, symbolise la capacité du Maroc à conjuguer tradition, innovation et durabilité.
Le Salon Maroc in Mode s’impose ainsi comme un rendez-vous incontournable du textile et de l’habillement en Afrique, vitrine d’un savoir-faire qui allie excellence technique, créativité et engagement social. Dans un monde où les chaînes d’approvisionnement se redessinent, le Maroc avance avec confiance, fil à fil, vers une industrie textile plus intelligente, responsable et tournée vers l’avenir.

