Depuis plus d’un quart de siècle, L’Boulevard est devenu un passage obligé pour toute une génération de musiciens marocains. Plus qu’un festival, il incarne un espace de liberté, d’expérimentation et de découverte où se croisent rappeurs, groupes de rock, formations fusion et artistes indépendants venus de tout le Royaume. Chaque édition raconte une partie de l’évolution des musiques actuelles au Maroc.
Cette histoire s’apprête à écrire un nouveau chapitre. Les organisateurs viennent de dévoiler les quinze projets retenus pour le Tremplin L’Boulevard 2026, qui se déroulera du 17 au 20 septembre au stade du R.U.C à Casablanca.
Créé en 1999, bien avant que le rap marocain ne remplisse les grandes salles ou que les plateformes de streaming ne bouleversent les modes de diffusion, le Tremplin est né d’une idée simple : offrir une scène à des artistes qui n’en avaient pas. Ce qui n’était au départ qu’une compétition entre jeunes groupes est progressivement devenu l’un des principaux moteurs de la scène alternative marocaine.
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Nombre d’artistes aujourd’hui incontournables y ont fait leurs premiers pas. Des groupes comme Hoba Hoba Spirit, des formations comme H-Kayne ou encore Don Bigg ont, à leurs débuts, trouvé dans L’Boulevard une première exposition nationale. Le festival a largement contribué à accompagner l’émergence du mouvement culturel “Nayda”, qui a profondément renouvelé la création artistique marocaine au début des années 2000 en donnant une visibilité inédite aux cultures urbaines.
Cette année encore, le Tremplin confirme son rôle de révélateur de talents. Les candidatures reçues proviennent de villes aussi diverses que Rabat, Salé, Casablanca, Agadir, Oujda, Boumalne Dadès, Zagora, Goulmim, Errachidia ou encore Es-Smara, illustrant la vitalité d’une scène musicale qui ne se limite plus aux grands centres urbains.
Le rap et le hip-hop demeurent les disciplines les plus représentées, reflet d’une génération qui utilise la musique comme espace d’expression sociale, identitaire et artistique. Mais le rock, le metal et les musiques fusion continuent également de faire vivre cette diversité qui constitue l’ADN même de L’Boulevard.
Les sept projets retenus en Rap/Hip-Hop sont Funk Clan (Salé), BrownY Original (Casablanca), Koga (Oujda/Ahfir), Yuzy (Salé), Shinohidden (Berkane), Strong & Qweta (Casablanca) et Dgueulasse Gold (Salé).
En Fusion et autres musiques actuelles, le public retrouvera Arinass (Fès), Oxor (Marrakech), Ighouliden Band (Agadir) et Metrotune (Casablanca/Settat).
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La catégorie Rock/Metal réunira Anora (Kénitra), Darih (Casablanca), Lixivia (Salé) et 2min Away (Casablanca).
Les concerts du Tremplin se dérouleront sur trois soirées : le 17 septembre pour le Rap/Hip-Hop, le 18 septembre pour la Fusion et les autres musiques actuelles, puis le 19 septembre pour le Rock/Metal. Les lauréats seront récompensés le 20 septembre.
Au-delà des prix de 15.000 dirhams pour les premiers et de 10.000 dirhams pour les deuxièmes de chaque catégorie, les gagnants bénéficieront d’une semaine d’accompagnement artistique, du 21 au 27 septembre, ainsi que de l’enregistrement d’un morceau au Studio HIBA, partenaire du festival. Une manière de prolonger l’expérience bien après la scène et de transformer une performance en véritable opportunité professionnelle.
Dans un paysage musical où les carrières se construisent désormais aussi sur les réseaux sociaux, L’Boulevard continue pourtant de défendre une conviction intacte : rien ne remplace l’épreuve du live. Monter sur scène devant un public, convaincre un jury, rencontrer des professionnels et mesurer la force de ses compositions restent des étapes fondatrices dans le parcours d’un artiste.
Vingt-six ans après la naissance du Tremplin, cette philosophie demeure inchangée. Plus qu’une compétition, L’Boulevard reste ce lieu où les scènes émergent, où les esthétiques se croisent et où, chaque mois de septembre, Casablanca devient le point de rencontre des nouvelles voix de la musique marocaine.
Cette version adopte une écriture plus narrative et culturelle, en mettant l’accent sur l’héritage de L’Boulevard, son rôle dans le mouvement Nayda et son impact sur l’émergence de la scène musicale marocaine, plutôt que de se limiter à reprendre le communiqué.

