Présenté en avant-première à Los Angeles, le film Michael s’impose déjà comme l’un des projets cinématographiques les plus attendus de l’année. Consacré à la trajectoire du Michael Jackson, disparu en 2009, ce long-métrage ambitionne de retracer la complexité d’une icône mondiale, entre génie artistique et pression médiatique.
Au cœur du projet, Jaafar Jackson, qui incarne la star, a choisi une immersion totale. L’acteur explique avoir étudié les moindres habitudes de son oncle ; alimentation, rythmes de vie, univers sonore afin d’incarner une présence crédible, au-delà de la simple imitation scénique. Une sortie qui s’inscrit dans la lignée des biopics récents, à l’image de Bohemian Rhapsody ou Elvis.
Produit avec le soutien de Lionsgate et réalisé par Antoine Fuqua, le film bénéficie d’un accès inédit aux archives de la succession Jackson. Celle-ci contrôle encore aujourd’hui un catalogue musical estimé à plus d’un milliard de dollars selon Forbes, preuve de l’influence durable de l’artiste.
Du côté de la famille, l’émotion est palpable. LaToya Jackson évoque une expérience bouleversante, tandis que Jackie Jackson et Marlon Jackson rappellent les années de discipline imposées par Joe Jackson, déterminantes dans l’ascension des Jackson 5.
Attendu en salles le 24 avril, le film devra relever un défi de taille : restituer l’aura d’un artiste dont l’album Thriller reste, à ce jour, le plus vendu de l’histoire avec plus de 70 millions d’exemplaires écoulés dans le monde.
Mais au-delà de l’hommage, les réserves émergent rapidement. Si le film parvient à capter l’énergie artistique de la star, il est jugé par une partie de la presse trop prudent dans son approche narrative. Des médias comme The Guardian ou Rolling Stone pointent un traitement jugé superficiel, qui contourne les zones d’ombre de la trajectoire de l’artiste, notamment les controverses judiciaires qui ont marqué la fin de sa carrière.

