Mohamed Boudrika
La justice a tranché ce mardi 1er juillet 2025 : Mohamed Boudrika, ex-dirigeant du Raja Club Athletic et ancien élu local, a été condamné à cinq années d’emprisonnement par la chambre correctionnelle du tribunal de première instance d’Aïn Sebaâ, à Casablanca.
Outre la peine de prison, le tribunal a prononcé une amende dépassant les 650.000 dirhams et a ordonné l’interdiction, pour une durée d’un an, d’émettre des chèques à l’encontre de l’ex-parlementaire.

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L’ancien responsable politique faisait face à de lourdes accusations : falsification et usage de documents officiels, émission de chèques sans provision, obtention irrégulière de certificats administratifs, et manœuvres frauduleuses à des fins personnelles.
Durant l’audience, Mohamed Boudrika a nié l’ensemble des faits qui lui sont reprochés, insistant notamment sur l’absence d’analyse technique indépendante concernant les documents litigieux. Il a dénoncé ce qu’il considère comme des accusations sans fondement.
Ce verdict intervient près d’un an après son arrestation à l’aéroport de Hambourg, en Allemagne, en juillet 2024. Il avait alors été interpellé dans le cadre d’un mandat d’arrêt international, avant d’être extradé vers le Maroc quelques mois plus tard.
Parallèlement à ses démêlés judiciaires, Mohamed Boudrika avait été destitué de son poste à la tête de la préfecture de Mers Sultan, en raison de son absence prolongée. Une chute brutale pour celui qui avait longtemps occupé le devant de la scène sportive et politique casablancaise.


