L’annonce d’une plainte déposée par le prince Hicham Alaoui, surnommé le « prince rouge », à l’encontre du youtubeur Reda Taoujni suscite de nombreuses réactions dans l’espace public.
Dans une vidéo diffusée récemment, Reda Taoujni confirme être visé par des poursuites. Il s’interroge sur la démarche du prince, en rappelant que ce dernier avait, par le passé, défendu la liberté d’expression et multiplié les déclarations en faveur du droit à la critique. Le youtubeur cite plusieurs exemples de ces prises de position antérieures pour souligner, selon lui, une contradiction.
La question a également été relayée par la presse régionale. Le magazine Afrique du Nord a publié un article intitulé : « Pourquoi le ‘prince rouge’ attaque-t-il un youtubeur en justice ? ». L’analyse du média met en avant l’étonnement que suscite ce recours judiciaire, compte tenu de l’image longtemps associée au prince, celle d’une figure progressiste.
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Cette affaire, qui dépasse la simple opposition entre deux personnalités, pose plus largement la question de l’équilibre entre droit à la critique et protection de la réputation. Un débat qui, au Maroc comme ailleurs, demeure au cœur des tensions autour de la liberté d’expression.


