Le Maroc entend renforcer sa coopération avec la Chine pour accélérer le développement des énergies propres et de l’autoproduction d’électricité. Depuis la ville de Dalian, où se tient la 17ᵉ édition de la réunion annuelle des Nouveaux Champions du Forum économique mondial, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a mis en avant les opportunités offertes par le cadre réglementaire marocain ainsi que la convergence de vues entre Rabat et Pékin en matière de transition énergétique.
Lors d’un entretien accordé à la chaîne chinoise CGTN, la ministre a expliqué que le Royaume a su transformer les contraintes en leviers de développement. « Même dans un environnement marqué par de nombreuses contraintes, il était possible de convertir les défis en opportunités, et c’est précisément ce que nous avons entrepris dans le secteur de la transition énergétique », a-t-elle déclaré, soulignant que cette approche a permis au Maroc de poursuivre la mise en œuvre de sa stratégie énergétique malgré un contexte international complexe.
Leila Benali a également insisté sur les perspectives qu’offre la coopération maroco-chinoise dans le domaine de l’énergie propre. Selon elle, le Maroc dispose désormais d’un cadre réglementaire favorisant l’autoproduction d’électricité, un segment appelé à jouer un rôle grandissant dans la diversification du mix énergétique national.
La ministre a estimé que la Chine possède des atouts majeurs pour accompagner cette dynamique grâce à son avance dans les technologies liées aux énergies renouvelables, au stockage de l’électricité et aux solutions industrielles dédiées à la transition énergétique. Cette complémentarité pourrait ouvrir la voie à de nouveaux investissements, à des transferts de savoir-faire ainsi qu’au développement de projets communs bénéficiant aux deux pays.
Au cours de cet entretien, Leila Benali a également salué la proximité des visions marocaine et chinoise concernant la coopération économique internationale. Elle a souligné que les deux pays privilégient des partenariats fondés sur l’ouverture, le dialogue et une logique de bénéfices mutuels, une approche qu’elle considère essentielle pour relever les défis liés à la sécurité énergétique, à la décarbonation des économies et au développement durable.
La responsable gouvernementale a, par ailleurs, rappelé que le Maroc s’est engagé depuis 2009 dans une stratégie énergétique nationale lancée sous les Hautes Orientations Royales. Cette feuille de route a permis au Royaume de consolider progressivement ses relations avec de nombreux partenaires internationaux, tout en développant des projets structurants dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et des infrastructures électriques.
Selon la ministre, cette dynamique continue aujourd’hui de susciter l’intérêt de partenaires étrangers désireux de participer aux ambitions énergétiques du Royaume. L’ouverture du marché marocain à de nouveaux modèles de production, notamment l’autoproduction d’électricité, constitue un levier supplémentaire pour attirer les investissements et accélérer l’intégration des technologies propres.
La participation du Maroc à la réunion annuelle des Nouveaux Champions du Forum économique mondial, organisée à Dalian, traduit sa volonté de consolider sa position parmi les acteurs de la transition énergétique mondiale. Le Royaume entend s’appuyer sur des partenariats stratégiques avec des puissances industrielles comme la Chine pour accélérer sa croissance durable et renforcer sa souveraineté énergétique.

