La ville de Tanger a accueilli, du 22 au 25 juin, l’un des plus importants rendez-vous internationaux consacrés à la gouvernance locale. Placée sous le thème « Une nouvelle génération de services publics locaux universels », la 8ᵉ édition du Congrès mondial de l’organisation Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) a rassemblé plus de 3.000 participants issus des cinq continents.
Ministres, maires de grandes métropoles, élus locaux, experts et représentants d’organisations internationales ont échangé autour des défis auxquels sont confrontées les collectivités territoriales dans un contexte marqué par les transitions climatique, numérique et sociale.
La vision royale au cœur des travaux
L’ouverture officielle du Congrès a été marquée par la lecture du message adressé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI aux participants.
Le Souverain y a réaffirmé le caractère stratégique de la régionalisation avancée comme levier de modernisation de l’action publique, de consolidation de la démocratie locale et de réduction des disparités territoriales.
Le message royal a également rappelé l’engagement du Royaume en faveur du partenariat Sud-Sud, de l’intégration africaine et du développement territorial, à travers plusieurs initiatives majeures, notamment l’Initiative Royale destinée à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique, le projet du Gazoduc Afrique-Atlantique ainsi que le Fonds africain d’appui à la coopération décentralisée internationale (FACDI).
Climat, intelligence artificielle et financement au centre des débats
Durant quatre jours, les différentes sessions ont porté sur les grands enjeux auxquels font face les collectivités locales.
Les discussions ont notamment porté sur les nouveaux mécanismes de financement vert, les solutions destinées à accompagner les territoires face aux conséquences du changement climatique ainsi que les questions liées aux pertes et dommages dans les pays du Sud.
Le Congrès a également accordé une place importante à l’innovation, avec plusieurs échanges consacrés à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour améliorer la gestion des villes, notamment des infrastructures portuaires africaines, en s’appuyant sur l’expérience de Tanger Med.
Les participants ont par ailleurs abordé les enjeux de l’inclusion sociale, de la participation des femmes à la gouvernance locale, ainsi que les politiques de logement abordable.
En marge des travaux, la CGLU et l’Internationale des Services Publics (PSI) ont renouvelé leur accord-cadre mondial afin de renforcer leur coopération en faveur des services publics de proximité et du travail décent.
Une nouvelle équipe dirigeante pour la CGLU
La séance de clôture a été marquée par le renouvellement des organes de gouvernance de l’organisation mondiale.
Le maire de Konya, Uğur İbrahim Altay, a été élu président de la CGLU pour le prochain mandat.
Le Maroc conserve une place importante au sein de l’organisation grâce à Fatiha El Moudni, présidente du Conseil communal de Rabat et présidente de Metropolis, qui poursuivra ses fonctions de trésorière mondiale de la CGLU.
La Déclaration de Tanger adoptée à l’unanimité
Principal résultat politique de cette édition, la Déclaration de Tanger a été adoptée à l’unanimité par les participants.
Ce document fixe plusieurs orientations destinées à renforcer le rôle des collectivités territoriales dans la mise en œuvre des agendas internationaux de développement après 2030, tout en intégrant davantage les principes liés aux droits humains dans la gouvernance des villes.
La clôture de ce Congrès ouvre désormais la voie aux travaux de l’Assemblée générale de Metropolis, prévue le 26 juin à Tanger, confirmant la position du Maroc comme plateforme internationale du dialogue entre les collectivités territoriales.
Le succès de cette 8ᵉ édition confirme également le rôle croissant du Royaume dans les débats mondiaux sur la gouvernance locale, le développement durable et la coopération territoriale, conformément à la vision portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

