À quelques jours d’une possible demi-finale de la Coupe du monde 2026 entre le Maroc et l’Espagne, Fouzi Lekjaa a ravivé le débat autour du choix de sélection de Lamine Yamal. Dans un entretien accordé à Onze Mondial, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a assuré que le Maroc avait toujours respecté la décision du jeune prodige du FC Barcelone de défendre les couleurs de l’Espagne, tout en livrant une remarque qui a rapidement suscité de nombreuses réactions.
Longtemps convoité par les Lions de l’Atlas en raison de ses origines marocaines par son père, Lamine Yamal avait finalement choisi de représenter l’Espagne en 2023, une décision que la fédération marocaine dit n’avoir jamais contestée.
« Son choix, nous l’avons respecté, nous ne l’avons jamais remis en cause. Nous n’avons jamais changé notre comportement envers lui ou sa famille », a déclaré Fouzi Lekjaa, rappelant que la FRMF laisse aux joueurs binationaux la liberté de choisir la sélection qu’ils souhaitent représenter.
Le responsable du football marocain a néanmoins prononcé une phrase qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux : « Moi, je ne connais pas d’Espagnol qui s’appelle Jamal. Je ne connais aucun joueur, dans l’histoire de l’équipe d’Espagne, qui s’appelle Jamal. »
« Moi, je ne connais pas d’Espagnol qui s’appelle Jamel. » 🤫🇲🇦
Le choix de Lamine Yamal de jouer pour la Roja plutôt que pour le Maroc a fait couler beaucoup d’encre. Dans notre nouveau documentaire, Fouzi Lekjaa brise le silence et livre ses vérités sans filtre sur la pépite… pic.twitter.com/dooRBBErCx
— Onze Mondial (@OnzeMondial) July 6, 2026
Cette déclaration, faisant référence aux racines marocaines de l’international espagnol, a immédiatement alimenté les débats parmi les supporters et les observateurs du football. Si certains y ont vu un clin d’œil aux origines du joueur, d’autres l’ont interprétée comme une pique adressée au choix sportif de la pépite espagnole.
Fouzi Lekjaa a toutefois insisté sur le fait que cette situation n’avait jamais altéré les relations entre la fédération marocaine et la famille du joueur. Selon lui, Lamine Yamal et ses proches resteront toujours les bienvenus au Maroc, tout en affirmant que le Royaume est fier de voir des joueurs d’origine marocaine évoluer au plus haut niveau du football international, quelle que soit la sélection qu’ils représentent.
Ce n’est pas la première fois que le président de la FRMF évoque publiquement le dossier Lamine Yamal. Avant le début du parcours du Maroc lors de la Coupe du monde 2026, il avait lancé, avec humour, lors d’un entretien accordé à Al Jazeera 360 : « J’espère maintenant que nous affronterons l’Espagne en finale de la Coupe du monde pour voir s’il a vraiment fait le bon choix. »
Depuis, le scénario a évolué. Une finale entre les deux sélections n’est désormais plus envisageable, mais un affrontement en demi-finale reste possible. Pour que ces retrouvailles aient lieu, le Maroc devra d’abord éliminer la France en quarts de finale, tandis que l’Espagne devra se défaire de la Belgique.
Une telle affiche placerait inévitablement Lamine Yamal au centre de toutes les attentions. Son parcours, symbole des choix auxquels sont confrontés de nombreux joueurs binationaux, continue de nourrir les discussions bien au-delà du terrain.

