Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, a reçu mercredi à Rabat une délégation du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) conduite par Bruno Jacquemin et Jean-Paul Torris, accompagnés de représentants d’entreprises françaises intéressées par les opportunités d’investissement au Maroc dans les domaines de l’industrie, de la transition énergétique et des équipements.
Lors de cette rencontre, le ministre a présenté les grandes orientations de la stratégie industrielle du Royaume, fondée sur l’articulation entre la gestion de l’eau, la production d’énergie et la sécurité alimentaire. Ces trois piliers, a-t-il souligné, s’inscrivent dans la vision portée par le Maroc pour renforcer sa souveraineté économique et soutenir une croissance durable à long terme.

Ryad Mezzour a rappelé le poids croissant de l’industrie dans l’économie nationale. Le secteur représente aujourd’hui près de 15 % du produit intérieur brut, tandis que les produits industriels concentrent plus de 83 % des exportations marocaines. Des indicateurs qui illustrent la transformation progressive du tissu productif national et son intégration dans les chaînes de valeur mondiales.
Le ministre a particulièrement mis en avant les performances de l’industrie automobile, devenue le premier secteur exportateur du pays. Le Maroc dispose désormais d’une capacité de production avoisinant un million de véhicules par an et affiche un taux d’intégration locale de 70 %, renforçant son positionnement comme plateforme industrielle compétitive à l’échelle régionale et internationale.

L’accent a également été mis sur la montée en gamme de plusieurs filières stratégiques, notamment les engrais, l’agroalimentaire, le textile, l’aéronautique et l’industrie pharmaceutique. Ensemble, ces secteurs génèrent près d’un million d’emplois et constituent des leviers majeurs de création de valeur et d’attractivité économique.
Face aux industriels français, Ryad Mezzour a enfin détaillé les ambitions du Royaume pour les deux prochaines décennies. Le Maroc entend accélérer sa transition vers une économie davantage tournée vers l’innovation, les marques à forte valeur ajoutée et les technologies industrielles avancées.
Dans cette perspective, le ministre a confirmé l’avancement du projet de développement d’un écosystème intégré dédié à la fabrication de batteries. Cette chaîne industrielle, qui devrait être finalisée d’ici la fin de l’année, inclut notamment une unité de production de grande capacité de type « gigafactory », appelée à renforcer la place du Maroc dans l’industrie mondiale de la mobilité électrique.

