Le Maroc continue d’écrire l’une des plus belles pages du football africain. Toujours en lice dans la Coupe du monde 2026 organisée en Amérique du Nord, les Lions de l’Atlas portent désormais seuls les espoirs du continent et confirment leur statut de référence du football africain sur la scène mondiale.
Dans un article publié mercredi, le quotidien britannique The Guardian salue le parcours de la sélection marocaine, qualifiée pour les quarts de finale après avoir déjà atteint le dernier carré lors du Mondial 2022 au Qatar. Une performance qui permet au Maroc de devenir la première nation africaine à atteindre les quarts de finale lors de deux Coupes du monde consécutives.
Le journal britannique estime que les succès marocains s’inscrivent dans une trajectoire bâtie sur plusieurs décennies. Premier pays africain à décrocher une qualification directe pour la phase finale d’un Mondial en 1970 au Mexique, le Royaume avait ensuite marqué l’histoire en 1986 en devenant la première sélection du continent à atteindre les huitièmes de finale d’une Coupe du monde, avant l’exploit historique de la demi-finale disputée au Qatar en 2022.
À l’approche du quart de finale face à la France, prévu jeudi à Boston, la presse britannique souligne l’ampleur du défi qui attend les hommes de Mohamed Ouahbi. Les Bleus disposent de l’une des attaques les plus redoutées du tournoi, emmenée notamment par Kylian Mbappé, Michael Olise et Ousmane Dembélé.
Arrivé à la tête de la sélection nationale au mois de mars après le départ de Walid Regragui, Mohamed Ouahbi a rapidement dissipé les interrogations entourant sa nomination. Ses choix tactiques et sa gestion des rencontres contre les Pays-Bas puis le Canada ont renforcé la confiance des supporters et installé une nouvelle dynamique autour de l’équipe nationale.
Pour Amine El Amri, journaliste sportif basé à Casablanca et cité par le quotidien britannique, l’objectif fixé avant le tournoi était déjà d’atteindre les quarts de finale compte tenu du changement de sélectionneur et du contexte de transition traversé par l’équipe. Les résultats obtenus ont cependant dépassé les attentes et déclenché un véritable élan populaire dans l’ensemble du pays.
Dans les grandes villes comme dans les plus petites localités, l’engouement autour des Lions de l’Atlas ne faiblit pas. Les célébrations qui ont suivi les dernières victoires témoignent d’un attachement profond entre les Marocains et leur sélection nationale, devenue au fil des années un symbole de réussite sportive et de fierté collective.
L’ancien gardien international camerounais Joseph-Antoine Bell, présent lors des Coupes du monde 1982, 1990 et 1994, estime d’ailleurs que le Maroc s’est imposé parmi les équipes que personne n’aborde avec certitude. Selon lui, la sélection marocaine se distingue par sa sérénité dans les moments difficiles, sa discipline tactique et sa capacité à rester concentrée quelles que soient les circonstances du match.
Le quotidien britannique met également en avant la stabilité organisationnelle dont bénéficie aujourd’hui la sélection marocaine, en contraste avec les difficultés rencontrées par plusieurs autres équipes africaines lors de ce Mondial. Problèmes administratifs, changements tardifs d’entraîneurs ou manque de préparation ont pesé sur les performances de certaines sélections du continent.
Pour plusieurs observateurs du football africain, le parcours marocain illustre l’importance d’une stratégie de long terme, d’une gouvernance stable et d’une préparation rigoureuse. Des éléments qui permettent aujourd’hui aux Lions de l’Atlas de rivaliser avec les meilleures nations mondiales et d’incarner les ambitions d’un continent toujours en quête de son premier sacre mondial.
Face à la France, le Maroc s’apprête une nouvelle fois à défier l’histoire. Quel que soit le résultat, les Lions de l’Atlas ont déjà confirmé leur place parmi les grandes nations du football international et renforcé leur rôle de locomotive du football africain.


