La polémique enfle à l’approche de la Coupe du monde 2026. Une proposition inattendue, attribuée à un proche de Donald Trump, suggérant de remplacer l’Iran par l’Italie, agite les sphères sportives et politiques. Mais derrière ce scénario spectaculaire, la réalité réglementaire et diplomatique semble nettement moins favorable à un tel bouleversement.
Selon plusieurs sources concordantes, Paolo Zampolli, émissaire du président américain, aurait recommandé à la FIFA d’intégrer l’Italie au Mondial à la place de l’Iran. Une idée motivée à la fois par des considérations sportives — la Squadra Azzurra compte quatre titres mondiaux — et par des enjeux politiques, dans un contexte de tensions entre Washington, Téhéran et, indirectement, Rome. Cette initiative intervient alors que la guerre au Moyen-Orient soulève des interrogations sur la participation iranienne.
Pourtant, sur le terrain, la situation est claire. L’Iran s’est qualifié sportivement pour la compétition et prépare activement sa participation. Malgré une demande initiale de délocalisation de ses matchs hors des États-Unis, refusée par la FIFA, la sélection iranienne devrait disputer ses matches comme prévu. Le président de l’instance, Gianni Infantino, a d’ailleurs récemment réaffirmé que toutes les équipes qualifiées participeraient au tournoi.
Du côté italien, l’idée d’un repêchage suscite un rejet quasi unanime. Éliminée pour la troisième fois consécutive en phase de barrages — cette fois face à la Bosnie-Herzégovine — l’Italie ne participera pas au Mondial 2026. Les autorités sportives du pays insistent sur le principe fondamental du mérite sportif. Le président du comité olympique italien comme le ministre des Sports ont clairement indiqué qu’une qualification sans passage par le terrain serait inacceptable.
D’un point de vue réglementaire, la FIFA dispose certes d’un pouvoir décisionnel en cas de forfait d’une équipe, mais aucun signal concret ne laisse penser à une exclusion de l’Iran. D’autant que des précédents historiques, comme le remplacement de la Yougoslavie par le Danemark à l’Euro 1992, restent exceptionnels et liés à des contextes très spécifiques.
Enfin, les autorités américaines ont elles-mêmes pris leurs distances avec cette hypothèse. Le secrétaire d’État Marco Rubio a récemment démenti toute volonté d’écarter l’Iran, évoquant de simples spéculations. Le président américain a également assuré ne pas vouloir pénaliser les joueurs iraniens.
À ce stade, la participation de l’Iran à la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, ne semble donc pas remise en cause. L’idée d’un remplacement par l’Italie apparaît davantage comme une manœuvre politique isolée qu’un scénario crédible.

