Le Maroc a signé une victoire précieuse face à l’Écosse (0-1) lors de la deuxième journée du groupe C de la Coupe du monde 2026, disputée dans la nuit de vendredi à samedi au Gillette Stadium de Boston. Un succès construit très tôt grâce à un bijou d’Ismaël Saibari, puis solidement défendu jusqu’au bout dans un match longtemps dominé par les Lions de l’Atlas, avant une fin de rencontre sous pression écossaise.
Dès les premières minutes, la sélection marocaine impose son rythme et sa maîtrise du ballon. Le pressing écossais est rapidement dépassé et les circuits de passes trouvent des décalages intéressants dans le camp adverse. Cette domination est concrétisée dès la 2e minute par une action d’école : lancé dans la profondeur par Brahim Díaz, Saibari déclenche une demi-volée limpide qui se loge dans la lucarne, laissant le gardien écossais sans réaction. Le Maroc prend alors l’avantage et contrôle globalement le tempo du match.
La suite de la première période confirme cette supériorité territoriale. Les occasions s’enchaînent, notamment sur les côtés où Achraf Hakimi et Noussair Mazraoui multiplient les projections. L’Écosse, acculée, peine à sortir proprement et subit les vagues marocaines. Ismaël Saibari, Brahim Díaz et El Khannouss se montrent particulièrement actifs dans la création, sans toutefois réussir à faire le break malgré plusieurs situations franches. Le manque de réalisme maintient les Écossais en vie.
Au retour des vestiaires, le scénario reste similaire dans un premier temps. Le Maroc pousse encore et se rapproche du deuxième but. Saibari trouve même la barre transversale après une action construite côté gauche, tandis qu’El Khannouss oblige le gardien écossais à un arrêt décisif sur corner. Dans cette période de domination, les hommes de Mohamed Ouahbi manquent toutefois de conclure leurs temps forts, laissant progressivement l’Écosse reprendre confiance.
Le dernier quart d’heure change le visage de la rencontre. Les entrées offensives écossaises dynamisent leur jeu, notamment avec McTominay et Gannon-Doak, qui apportent davantage de verticalité. Les centres se multiplient, les duels deviennent plus disputés et la défense marocaine, emmenée par Riad et solidifiée par les interventions de Bounou, est mise à contribution. Sans jamais céder, elle résiste aux derniers assauts, notamment dans un temps additionnel tendu de six minutes.
Au coup de sifflet final, le Maroc s’impose sur la plus petite des marges mais valide une victoire stratégique dans la course à la qualification. Efficaces d’entrée, solides défensivement dans les moments chauds, les Lions de l’Atlas confirment leur capacité à gérer les matchs à enjeu dans une compétition où chaque détail compte.

