Les recettes fiscales des collectivités territoriales ont poursuivi leur progression au cours des quatre premiers mois de 2026. Selon les dernières données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), elles se sont élevées à 14,41 milliards de dirhams à fin avril, enregistrant une hausse de 7,9% par rapport à la même période de l’année précédente.
Cette évolution repose principalement sur le dynamisme des impôts directs, dont les recettes ont progressé de 14%, tandis que les impôts indirects ont affiché une augmentation de 4,3%. Les recettes fiscales demeurent ainsi la principale source de financement des collectivités territoriales, représentant 87,3% de leurs recettes globales.
Parallèlement, les ressources transférées par l’État ont atteint 10,91 milliards de dirhams à fin avril 2026, contre 10,81 milliards un an plus tôt, soit une progression de 1%. Cette hausse est portée essentiellement par l’augmentation de la part des collectivités territoriales dans le produit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), qui a généré 625 millions de dirhams supplémentaires, ainsi que par la progression de 12,5% de la part revenant aux régions au titre de l’impôt sur les sociétés (IS) et de l’impôt sur le revenu (IR), soit un apport additionnel de 264 millions de dirhams.
La TVA conserve un poids déterminant dans les finances locales. À elle seule, la quote-part des collectivités territoriales dans cette taxe représente près de 46,9% de l’ensemble de leurs recettes.
Dans le même temps, les ressources gérées par l’État pour le compte des collectivités territoriales ont connu un recul marqué. Elles se sont établies à 916 millions de dirhams à fin avril, en baisse de 33,7% sur un an. Cette contraction s’explique principalement par le recul des recettes issues de la taxe de services communaux, en diminution de 34,3%, de la taxe professionnelle, qui a reculé de 29,4%, ainsi que de la taxe d’habitation, en baisse de 39,4%.
À l’inverse, les ressources directement gérées par les collectivités territoriales ont affiché une progression particulièrement soutenue. Elles ont atteint 4,68 milliards de dirhams, contre 3,68 milliards à fin avril 2025, soit une hausse de 26,9%.
Cette performance est largement alimentée par les recettes de la taxe sur les terrains urbains non bâtis, qui ont généré 2,304 milliards de dirhams. S’y ajoutent la redevance d’occupation temporaire du domaine public communal, avec 387 millions de dirhams, ainsi que la taxe sur les opérations de construction, qui a rapporté 339 millions de dirhams.
Ces résultats traduisent la solidité des ressources fiscales locales et confirment le rôle central de la fiscalité dans le financement des collectivités territoriales. Malgré le recul de certaines recettes administrées par l’État, la progression des ressources propres et des transferts fiscaux continue de soutenir les budgets locaux et leur capacité d’investissement.


