Les prix des légumes enregistrent un net recul sur les marchés de gros de Casablanca cette semaine, selon le dernier bulletin publié par Casablanca Prestations. La baisse la plus marquante concerne la tomate, dont le prix maximal est passé de 7,50 dirhams à 4,50 dirhams le kilogramme en l’espace d’une semaine, traduisant une détente sensible sur le marché des produits maraîchers.
Cette tendance baissière touche l’ensemble des légumes les plus consommés par les ménages. Les carottes se négocient désormais entre 1,20 et 2,50 DH/kg, contre 1,50 à 3,50 DH/kg auparavant. Les oignons frais affichent également un léger repli, avec des prix oscillant entre 1,30 et 2,50 DH/kg. Même évolution pour les pommes de terre, dont le plafond passe de 5 à 4,50 DH/kg.
Les concombres poursuivent eux aussi leur baisse, à 1,50–3,00 DH/kg contre 2,00–3,50 DH/kg la semaine précédente. Les aubergines corrigent plus fortement encore, revenant à une fourchette comprise entre 1,50 et 3,00 DH/kg. En revanche, certains produits comme le chou blanc et le chou-fleur restent stables, confirmant une relative accalmie sur plusieurs références du marché de gros de Casablanca.
Du côté des fruits, les mouvements restent plus modérés. Les oranges enregistrent un léger recul et s’échangent désormais entre 3 et 4,50 DH/kg. Les abricots connaissent une correction plus marquée, avec des prix revus à la baisse entre 4 et 10 DH/kg, alors qu’ils atteignaient encore 13 dirhams le kilogramme quelques jours plus tôt. Les pêches demeurent stables entre 5 et 10 DH/kg.
La pastèque conserve, quant à elle, des niveaux relativement soutenus, portée par la demande saisonnière. Les avocats, les pommes locales et les pommes importées ne connaissent pas de variations significatives, signe d’une stabilité persistante sur les produits à plus forte valeur ajoutée.
Concernant la viande rouge, le bulletin hebdomadaire reste discret. Comme lors des précédentes publications, aucune cotation détaillée n’a été communiquée pour les abattoirs municipaux. Casablanca Prestations évoque toutefois une activité encore limitée sur ce segment, le marché n’ayant pas totalement retrouvé son rythme après l’Aïd Al-Adha.
Cette évolution des prix intervient dans un contexte où le pouvoir d’achat demeure sous pression pour de nombreux ménages. La baisse des légumes, en particulier celle de la tomate, pourrait ainsi offrir un léger répit aux consommateurs, même si l’absence de visibilité sur les prix de la viande rouge continue d’alimenter les interrogations des professionnels et des clients.


