L’Arabie saoudite poursuit le déploiement de The Red Sea, l’un des plus vastes projets touristiques haut de gamme au monde. Porté par la stratégie Vision 2030, ce développement ambitionne de faire de la côte saoudienne de la mer Rouge une destination internationale de référence en conciliant tourisme de luxe, préservation des écosystèmes et diversification économique.
Implanté sur près de 28.000 km² le long de la côte ouest du royaume, le projet englobe un archipel de plus de 90 îles vierges, dont seulement 22 seront aménagées afin de limiter l’impact environnemental et préserver les récifs coralliens ainsi que les habitats naturels. Au-delà des plages de sable blanc et des eaux turquoise, The Red Sea mise sur une offre plus diversifiée associant montagnes, déserts, volcans et littoral encore largement intact.
Selon Stephen Cheesebrough, responsable du développement chez Red Sea Global, cette diversité constitue l’un des principaux atouts du projet. Les visiteurs peuvent, au cours d’une même journée, pratiquer la plongée sous-marine sur les récifs coralliens, explorer les paysages désertiques ou profiter d’activités en montagne, une combinaison rare parmi les destinations balnéaires de luxe.
L’initiative s’inscrit également dans une approche de tourisme régénératif, qui dépasse le simple objectif de réduction de l’empreinte environnementale. Le complexe fonctionne grâce aux énergies renouvelables, recycle l’ensemble de ses eaux usées et vise à éliminer l’envoi de déchets en décharge. Red Sea Global affirme vouloir restaurer les écosystèmes tout en développant une destination touristique d’envergure internationale.
Depuis l’ouverture de ses premiers établissements, le projet monte progressivement en puissance. Six Senses Southern Dunes a accueilli les premiers visiteurs en 2023, avant l’arrivée, en 2024, de The St. Regis Red Sea Resort, Nujuma, a Ritz-Carlton Reserve, ainsi que de Turtle Bay Hotel, destiné aux collaborateurs et aux voyageurs d’affaires.
La même année, Red Sea Global a inauguré ses deux premiers complexes hôteliers entièrement développés et exploités par le groupe : Shebara et Desert Rock, deux établissements misant sur une architecture intégrée à leur environnement naturel et une expérience haut de gamme.
En 2025, le développement est entré dans une nouvelle phase avec l’ouverture de Shura Island, appelée à devenir le cœur de la destination. L’île accueille ses premiers complexes hôteliers, des restaurants, une marina, des commerces ainsi que le parcours Shura Links Golf Course, un golf de championnat de 18 trous.
Début 2026, l’offre s’est enrichie avec Adrena, un vaste espace consacré aux loisirs et aux activités d’aventure réunissant plus de vingt expériences, dont la plus grande piscine de surf en eau salée du pays. La destination propose également plongée sous-marine, voile, sports nautiques, randonnée et excursions dans les paysages désertiques.
À ce jour, 11 hôtels sont en exploitation, tandis que de nouveaux établissements continueront d’ouvrir au fil des prochains mois. À l’horizon 2030, The Red Sea prévoit de compter 50 hôtels, près de 8.000 chambres, plus de 1.000 résidences et une capacité d’accueil d’environ un million de visiteurs par an.

L’accessibilité constitue un autre pilier du projet. L’aéroport international de la mer Rouge assure déjà des liaisons avec Riyad, Djeddah, Dubaï, Doha et Milan. Depuis le début de l’année 2026, il a accueilli plus de 78.000 passagers, dont plus de 11.000 voyageurs internationaux, ainsi qu’environ 2.000 mouvements d’avions. De nouvelles dessertes européennes sont actuellement à l’étude afin d’accompagner l’ouverture progressive des futurs complexes.
Red Sea Global souhaite également faire de cette destination une porte d’entrée vers l’ensemble du royaume. Les visiteurs sont encouragés à prolonger leur séjour en découvrant d’autres sites emblématiques tels qu’AlUla, Djeddah ou d’autres régions du pays, renforçant ainsi la stratégie saoudienne de diversification du tourisme.
À travers The Red Sea, l’Arabie saoudite cherche à s’imposer sur le segment mondial du tourisme de luxe tout en faisant de la protection de ses écosystèmes marins un élément central de son développement. Le projet illustre les ambitions du royaume de créer une destination ouverte toute l’année, où l’expérience haut de gamme s’appuie autant sur la richesse des paysages que sur un modèle de développement présenté comme durable.

