La Coupe du monde 2026 franchit un seuil historique. À huit matches de la fin du tournoi, plus de 6,5 millions de supporters ont déjà assisté aux rencontres disputées aux États-Unis, au Canada et au Mexique, établissant un nouveau record d’affluence pour une phase finale du Mondial.
L’annonce a été faite mercredi à Washington par Andrew Giuliani, directeur exécutif du Groupe de travail de la Maison Blanche chargé de l’événement. Selon lui, le tournoi est en passe de quasiment doubler le précédent record de 3,5 millions de spectateurs enregistré lors de la Coupe du monde organisée aux États-Unis en 1994.
Portée par l’élargissement inédit de la compétition et l’engouement suscité sur l’ensemble du continent nord-américain, cette édition 2026 s’impose déjà comme l’une des plus suivies de l’histoire du football mondial. Les autorités américaines n’hésitent plus à évoquer « le plus grand événement sportif international jamais organisé » en termes d’affluence, de couverture médiatique et d’impact économique.
Les retombées financières se font déjà sentir dans plusieurs villes hôtes. À Dallas, les projections tablent sur plus de 2,1 milliards de dollars d’activité économique générée grâce à l’afflux de visiteurs, aux dépenses touristiques et aux activités liées à l’organisation des rencontres. À Seattle, les commerçants du quartier de Pioneer Square rapportent des recettes pouvant atteindre jusqu’à dix fois celles d’une journée habituelle lors des jours de match.
Hôtels, restaurants, transports, commerces de proximité et secteurs du divertissement profitent directement de cette dynamique. Pour les villes organisatrices, le Mondial représente bien davantage qu’un événement sportif : il constitue une vitrine économique et touristique de premier plan, capable d’attirer des millions de visiteurs venus des quatre coins du monde.
L’organisation d’un tournoi d’une telle ampleur s’accompagne toutefois d’importants défis sécuritaires. Les onze villes américaines accueillant des rencontres ont déployé des dispositifs renforcés, notamment des systèmes de détection et de neutralisation des drones.
Depuis le coup d’envoi de la compétition, plus de 600 drones ont ainsi été saisis par le FBI et le Département américain de la sécurité intérieure afin de garantir la protection des joueurs, des délégations officielles et des supporters présents dans les stades et aux abords des sites sportifs.
Cette Coupe du monde intervient également dans un contexte symbolique pour les États-Unis, qui célèbrent cette année le 250e anniversaire de leur indépendance. Les autorités américaines voient dans cette coïncidence une occasion de renforcer l’image du pays sur la scène internationale et de mettre en avant sa capacité à accueillir des événements mondiaux de grande envergure.
Andrew Giuliani a enfin salué la coopération étroite entre les trois pays organisateurs. Les États-Unis, le Canada et le Mexique poursuivent leur collaboration afin d’assurer le bon déroulement de la compétition jusqu’à la finale, avec l’ambition de faire de cette édition 2026 une référence pour les futurs Mondiaux.


